Après nous avoir enchantés avec son Je me souviens de Georges Perec, séduits avec sa lecture de la correspondance de Sartre et Beauvoir et bouleversés avec son Cap au pire, Sami Frey, désormais un habitué du Festival, a accepté de revenir à Montréal pour nous offrir cette fois un spectacle qui lui colle parfaitement à la peau, un spectacle «d’une finesse inouïe, d’une subtilité miraculeuse». Créé en novembre 2009 au Théâtre de l’Atelier, son Premier amour a reçu un accueil extraordinaire tant du public que des médias français.
À un journaliste du Figaro, Sami Frey confiait: «Pour Premier amour, je n'ai pas voulu d'une lecture, mais d'une interprétation.» Il raconte aussi «avoir répété sur les bancs de Paris», avouant: «avec la multiplication des gens qui parlent dans les micros de leur portable, je ne passe plus pour un fou… et puis on peut s'enregistrer, se corriger…»
C’est en véritable virtuose, qu’il s’empare de la langue de Beckett en interprétant seul en scène Premier amour, ce texte qui préfigure déjà l'humour ravageur et le questionnement existentiel qui caractériseront toute l'œuvre de l’auteur de En attendant Godot. À mi-chemin entre la mort et le désir, entre le silence et la parole, entre la cruauté et la tendresse, il affronte ici l'incertitude d'aimer. Un moment bouleversant.
Texte Samuel Beckett (Les Editions de Minuit)
Mise en scène Sami Frey
Distribution Sami Frey
Lumières Frank Thévenon
Durée du spectacle 1h20 sans entracte
PRODUCTION Un spectacle du Théâtre de l’Atelier
UNE PRÉSENTATION DU 16e Festival international de la littérature (FIL) en codiffusion avec l’Usine C